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Kinésiologie

Kinésiologie: définition et principes

Kinésiologie est la nouvelle pratique vulgarisée par les professionnels de la médecine douce pour mettre fin aux pathologies fréquentes des temps actuels. Elle commence à se faire connaître grâce à ses actions efficaces pour lutter contre toutes sortes de troubles.

 

La kinésiologie, une nouvelle forme de médecine douce

 

Cette pratique a été découverte aux États-Unis vers les années 1960. Ce n’est que maintenant qu’elle commence à se développer à travers le monde. Son objectif principal est d’utiliser la médecine douce pour favoriser le bien-être physique et l’équilibre mental et émotionnel. Elle est exécutée en complémentarité de techniques professionnelles basées sur la réaction musculaire. C’est grâce à des tests musculaires que le pratiquant identifiera les sources des problèmes de son patient.

 

À travers les séances continues, la kinésiologie aide le malade à découvrir progressivement son corps, à mieux le connaître et le maîtriser pour pouvoir en prendre soin. Des exercices intellectuels associés aux manuels ont pour but de faire retrouver le bien-être mental au malade.

 

Les apports bénéfiques de la kinésiologie

 

Le premier bienfait de la kinésiologie est la libération des blocages physiques.En procédant à des rééquilibrages sur les muscles, le pratiquant aide à mettre fin aux problèmes physiques rencontrés fréquemment par son patient, comme des crampes occasionnées par une posture professionnelle. On peut soigner les migraines fréquentes, les courbatures ou les maux de dos avec la kinésiologie.

 

Cette branche de la médecine douceaide chaque personne à découvrir ses capacités physiques. Ce qui contribue au renforcement de l’estime de soi. Le fait de savoir que son corps est capable de faire une chose précise ou non favorise l’augmentation de la confiance en soi. Grâce à cette confiance améliorée, on peut combattre l’hypersensibilité, la timidité ou même la dépression. On a aussi la possibilité de retrouver une plus grande joie de vivre. Mais ces déblocages émotionnels, mentaux et physiques ne seront observables qu’après des séances continues.

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Vers des cliniques de médecines douces?

Tous les jours les médecines douces comptent de plus en plus d’adeptes et toujours plus d’applications.

lotus-312768_640La médecine douce en chiffre dans le monde  

  • France : 40% des patients atteints d’une maladie grave recourent à la médecine naturelle, en complément de leur traitement.
  • Etats-Unis : 83 millions d’Américains pratiquent une thérapie alternative (yoga, massage, sophrologie, hypnose, etc.) ou consomment des produits naturels.
  • Canada : la moitié des femmes utilisent désormais la médecine douce pour passer le cap de la ménopause.
  • Suisse : la reconnaissance des médecines complémentaires est même inscrite, depuis peu, dans la Constitution.

La sophrologie, les cures thermales, l’acupuncture, l’ostéopathie, l’homéopathie et bien autres… Autant de médecines parallèles qui se développent et qui font de plus en plus d’adeptes. Aujourd’hui, de nombreuses mutuelles aussi font confiance aux médecines douces et remboursent une partie voir la totalité des frais, on y retrouve AXA, AGF, mutuelle verte, Smeba ou CCMO entre autres.

De plus en plus, d’hôpitaux intègrent quelques services parallèles au sein de leur établissement et rencontrent du succès auprès des patients, par exemple :

  • Des consultations d’homéopathie à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon au sein du service d’hépatologie du professeur Christian Trepo dans le but des réduire les effets secondaires infligés par le traitement des hépatites ou du sida.
  • L’hypnose au service de l’accouchement afin d’améliorer la prise en charge de la peur et de la douleur par l’autohypnose à l’hôpital Robert Debré de Paris.
  • L’’hypnose cette fois pour traiter les anesthésies ou hypnosédations au coeur du service de gastro-entérologie du professeur Philippe Pouderoux au CHU de Nîmes.

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C’est alors une suite logique d’aller vers des cliniques de médecines douces. Leurs mises en place est encore un peu fragile en France. Elles ont néanmoins connue une grande avancée avec l’implantation de la première clinique de médecine parallèle au Mans.  Le Centre de Médecines Douces du Mans accueille ainsi différents praticiens dont : des kinésiologues, masseurs professionnels, naturopathes, ostéopathes, praticiens de Shiatsu, sophrologues…

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photo Ouest-France

Plus d’informations sur la clinique du Mans >> http://videos.tf1.fr/jt-we/2012/une-clinique-souvre-aux-medecines-douces-7650786.html

La situation est dores et déjà bien avancé outre-atlantique. Nous vous proposons de lire cet interview du Docteur Lépine (médecin, homéopathe, ostéopathe et enseignant universitaire), un bilan après deux ans d’expérience de sa Maison de santé, véritable clinique de médecine douce – réalisé par passeportsanté.net.

PASSEPORTSANTÉ.NET – Comment fonctionne la Maison de la Santé?

Dr Paul Lépine – Vus de l’extérieur, nos services peuvent sembler similaires à ceux d’une clinique médicale conventionnelle. Mais il s’agit d’une coopérative de professionnels qui offrent une large gamme de services, et qui – c’est primordial – travaillent en équipe pour répondre aux besoins des patients. En plus de la médecine familiale, la psychologie et la psychiatrie, nous offrons des services d’ostéopathie, d’homéopathie, de naturopathie, de massothérapie et de Médecine traditionnelle chinoise. Nous offrons aussi de la formation, tant professionnelle, en naturopathie par exemple, que populaire comme des cours de tai chi et de yoga. Ce modèle de fonctionnement répond à notre philosophie parce qu’il permet l’implication financière et décisionnelle de chacun des membres de notre équipe.

Ce qui nous guide n’est pas uniquement la guérison du symptôme ou de la maladie de notre patient, mais aussi son bien-être général. De nos jours, cette façon de voir a parfois tendance à se perdre en raison du modèle dans lequel les professionnels de la santé – et pas juste les médecins! – sont formés. Pour avoir cette perspective globale de la santé d’un patient, il faut éviter de s’enfermer dans le schème d’analyse propre à chacune de nos disciplines.

PASSEPORTSANTÉ.NET – En pratique, comment parvenez-vous à intégrer la vision des diverses approches médicales?

Dr Lépine – En travaillant en équipe et en étant prêt à accepter de se remettre en question. Nous nous réunissons, environ aux deux semaines, pour discuter de problématiques ou de cas particuliers. Aussi, il nous arrive très souvent de nous consulter mutuellement sur une base informelle.

Notre plus gros défi, encore après deux ans, c’est d’essayer de mieux nous comprendre entre professionnels. Quand il est question d’un patient qui a un mal de tête, par exemple, l’ostéopathe comprend qu’il a une compression de la cervicale 1 et 2, l’acupuncteur comprend que c’est le méridien du Foie qui est engorgé de Chaleur, l’homéopathe prévoit donner tel remède, le psychologue fait tel lien symbolique… Nous sommes continuellement à apprendre à nous parler, à apprendre le langage de l’autre. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est une démarche dynamique très stimulante.

PASSEPORTSANTÉ.NET – À qui votre clinique s’adresse-t-elle?

Dr Lépine – Bien sûr, la majorité de nos clients sont des gens plus à l’aise, parce que beaucoup de nos services « alternatifs » ne sont pas couverts par l’assurance-maladie. Mais, nous nous sommes installés dans le quartier populaire Saint-Roch pour élargir l’offre de nos services à ceux qui ont peu ou pas de moyens. C’est quelque chose qui nous tient à coeur.

PASSEPORTSANTÉ.NET – Qu’est-ce que vos patients recherchent de particulier à la Maison de la Santé?

Dr Lépine – Les gens qui viennent nous voir ont souvent déjà essayé plusieurs thérapies. Ils veulent arrêter de tourner en rond et que nous trouvions, avec eux, une solution.

C’est rassurant pour nos patients de savoir que le professionnel qu’ils consultent travaille avec une équipe multidisciplinaire. Ils sont plus en confiance et peuvent entrevoir leur santé de façon plus large que par le spectre des malaises qu’ils ressentent. Et lorsqu’ils viennent rencontrer plus d’un professionnel, ils savent que ceux-ci collaborent à leur mieux-être et élaborent une direction commune. À mon avis, c’est là qu’apparaît une « plus-value » très significative pour eux.

PASSEPORTSANTÉ.NET – Comment êtes-vous perçu par les autres professionnels de la médecine conventionnelle?

Dr Lépine – Au moment où la clinique a ouvert ses portes, la « chasse aux sorcières » envers les thérapeutes alternatifs était terminée. Maintenant, le Collège des médecins tolère les praticiens de médecines douces et, comme pour la médecine classique, il sévit contre ceux qui causent activement un dommage à un client, ce avec quoi nous sommes entièrement d’accord!

Du côté des médecins en général, on sent que l’ouverture existe. Quelques-uns s’intéressent à ce que nous faisons : certains nous appellent, d’autres viennent nous rendre visite. Mais, tant que la réglementation ne sera pas modifiée, la crainte d’outrepasser les balises professionnelles continuera de freiner la plupart des médecins qui seraient enclins à explorer d’autres façons de faire.

Pourtant, la médecine classique pourrait facilement permettre l’intégration de certaines approches, comme la phytothérapie. Un exemple : les baies de palmier nain sont aussi efficaces que les médicaments de synthèse contre l’hypertrophie bénigne de la prostate, en plus de provoquer moins d’impuissance. Ce n’est pas rien! Pourquoi les médecins ne les prescrivent-ils pas? Les études existent, elles sont solides, mais il n’y a pas de représentants pharmaceutiques pour en parler…

Il faut toutefois préciser que la résistance n’est pas que l’apanage des médecins. Il y a des professionnels en médecine alternative qui refusent la médecine classique et qui voient tous les médicaments comme des produits intoxicants. À mon avis, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit des deux côtés de la clôture.

PASSEPORTSANTÉ.NET – Comment voyez-vous l’avenir de la Maison de la Santé?

Dr Lépine – Ce ne sont pas les projets qui manquent! Nous voulons structurer davantage l’offre multidisciplinaire afin qu’un patient puisse, par exemple, rencontrer en même temps tous les praticiens dont il a besoin pour se remettre sur pied. Nous ne sommes pas rendus là, mais c’est ce vers quoi nous tendons.

Parallèlement, nous méditons sur la pertinence de regrouper nos services selon certains maux ou états de santé, comme la migraine, la ménopause ou la grossesse, par exemple.

D’ici un an, nous devrions avoir mis sur pied un programme de formation en massothérapie qui intégrera d’emblée des notions relatives à d’autres médecines douces. Cela permettra aux futurs massothérapeutes de mieux comprendre les autres approches.

À cet égard, la transmission de nos expériences de langage commun est un autre projet de formation à long terme. La compréhension mutuelle entre professionnels est la première étape vers la « transdisciplinarité », c’est-à-dire l’intégration d’autres disciplines à sa propre pratique. Mais ça n’est pas simple, il nous faut trouver un canal commun dans lequel on peut se parler et se comprendre. Possiblement que ce canal, ce sera le patient! C’est lui qui devra être au centre, car il manifeste les mêmes symptômes, les mêmes malaises devant tous les professionnels. Car actuellement, c’est nous qui imposons nos grilles d’analyse au patient.

Nous voudrions aussi travailler sur la santé en milieu de travail, toujours dans une perspective globale, en nous souciant autant de la philosophie de l’entreprise que de la qualité de la nourriture qu’on y sert, des relations de travail, de la qualité de l’air, de l’ergonomie, etc.

Nous souhaitons également offrir de la formation populaire qui outillerait les gens pour qu’ils soient plus autonomes face à leur santé. Pour arriver à cette démarche personnelle, il faut aussi que les professionnels écoutent davantage les gens. Dans ma pratique, je me rends compte que mes patients ont généralement leurs propres pistes de solutions et, souvent, ils ont plus raison que moi! Ils arrivent à de meilleurs résultats que je ne le pensais. Souvent, l’intuition des gens est très bonne, mais la société encourage le rationnel et ils ont appris à ne plus s’écouter eux-mêmes…

Autant d’expérience réalisées où médecins et praticiens se découvrent, trouvent leur place et se font confiance pour travailler ensemble toujours au service de la santé des patients.

 

Sources de l’article: