Archives mensuelles : April 2015

lac

DOSSIER SPECIAL : l’Algue Klamath, l’algue aux multiples pouvoirs!

Pour Anne-Marie Pietri, kinésithérapeuthe spécialiste de l’algue Klamath, c’est tout simplement « l’un des aliments les plus complet de la planète ». Ok, mais c’est qu’est-ce que c’est ?

Cyanobacteria Blue Green Algea Shallow Water Klamath Lake Oregon

Un lieu de naissance hors du commun

L’algue Klamath est donc une algue qui tire son nom de son lieu d’origine, le lac Upper Klamath au sud de l’état d’Orégon aux Etats-Unis. Ce lac est situé au cœur d’une région volcanique, à la jonction de trois plaques tectoniques, dans le creuset d’un ancien glacier et tout cela à une hauteur d’environ 1400 mètres. Il est situé juste au nord du Mont Shasta, un volcan de 4317 mètres d’altitude (presque notre Mont Blanc), que vous pouvez voir sur les photographies. On peut parler d’un lieu très chargé énergétiquement.lac

Ce lac immense (325km²) est protégé car placé au cœur d’un superbe immense parc naturel préservé de toute pollution. Le fond du lac est peu profond est composé d’une couche sédimentaire de plus de dix mètres formée au fil des millénaires et donc très riche en minéraux. Ce sont ces mêmes minéraux qui permettent la croissance de l’algue en surface du lac. L’eau du lac quant à elle est constituée exclusivement de l’eau de source des cascades naturelles environnantes et reçoit près de 300 jours de soleil par an. Il s’agit d’un écosystème unique et exceptionnel tout à fait exempt de pesticides, métaux lourd et autres contaminants chimiques basé sur des analyses laboratoires.

 

algueLa plante

L’algue Klamath possède son petit nom scientifique Aphanizomenon Flos-Aquae dit AFA. Il s’agit d’une algue unicellulaire d’eau douce, c’est une petite cyanobactérie du genre Aphanizomenon et de l’espèce flos-aquae qui vit en colonies filamenteuses. L’algue se propage à la surface de l’eau et arbore une couleur bleu-vert due à l’association de la chlorophylle et des phycocyanines. Les organismes unicellulaires représentent la toute première forme de vie apparue sur terres et se sont adaptés à chaque changement planétaire.

La récolte

Avec un cycle de reproduction très court, la production annuelle de la Klamath atteint 100 000 tonnes par an. Elle est récoltée fraîche de juin à novembre. En vente libre aux États-Unis depuis le début des années 1980, c’est le chercheur Daryl Kollman en 1982 qui a permit sa distribution en fondant une compagnie destinée à sa récolte, sa transformation et sa distribution mais depuis d’autres sociétés sont apparues. Voici une courte vidéo où vous découvrirez la manière avec laquelle est ramassée l’algue Klamath.

La petite histoire de la Klamath

L’algue Klamath et son utilisation est assez récente et on ne sait pas exactement comment les amérindiens de la tribu Modoc qui vivaient en Orégon, utilisaient cette algue. Son usage contemporain remonte aux années 70 suite à la découverte d’un botaniste amateur.Au début des années 1980, elle a été commercialisée sous forme de complément alimentaire aux États-Unis. Suite aux témoignages étonnants de certains utilisateurs concernant des bénéfices sur des maladies graves, des recherches scientifiques ont été entreprises, notamment à l’université de l’Illinois aux États-Unis (1995). À partir de 2000, à l’université d’Urbino, en Italie, les nombreuses recherches menées ont conduit à la publication d’articles scientifiques et au dépôt de plusieurs brevets depuis.

 

Une composition et des bienfaits impressionnantsklamtah

  • 20 acides aminés dont 10 essentiels dans des proportions optimales pour l’assimilation par le corps humain : (arginine : 41,20 mg/g, histidine : 10,50 mg/g, isoleucine : 25,20 mg/g, leucine : 41,20 mg/g, lysine : 25,60 mg/g, méthionine : 9,80 mg/g, phénylalanine : 18,90 mg/g, thréonine : 28,20 mg/g, valine : 24,70 mg/g). Parmi ces acides aminés, il y a les trois précurseurs de neurotransmetteurs : phénylalanine (18,90 mg/g), tryptophane (11,50 mg/g) et trypsine.
  • 60 minéraux et oligoéléments identifiés présents sous forme organique, donc assimilables, Elle est une des sources végétales les plus riches en calcium (6,6 mg/g), mais elle fournit également une quantité significative de fer (de 0,29 à 2 mg/g), de fluor (0,95 mg/g) et de vanadium (2-3 mcg/g).
  • 14 vitamines soit la gamme complète des vitamines (14), dont la vitamine E (280 mcg/g) et toutes les vitamines du groupe B, avec les vitamines B3 (4 000 mcg/g), B1 (250 mcg/g), B9 (40 mcg/g), B5 (1,55 mg/g) et, en particulier, une haute teneur en vitamine B12 sous forme assimilable (1 mg/g). Cette dernière est reconnue essentielle à la multiplication cellulaire. La biodisponibilité de la vitamine B12 issue de micro algues est encore un sujet controversé, mais une étude menée par l’équipe du Dr Scoglio en collaboration avec le Dr Luciana Baroni de l’Association végétarienne italienne, a montré que la vitamine B12 de la Klamath est beaucoup plus biodisponible que celle d’origine synthétique. Elle joue un rôle important en cas de dépression et de troubles de l’humeur, soit directement, soit en s’opposant à la production d’homocystéine, un acide aminé toxique s’accumulant en cas de carences en B12 et responsable de nombreuses maladies cardiovasculaires et nerveuses.
  • 15 caroténoïdes. Elle possède une forte teneur en carotène sous la forme cis et trans dans un rapport équilibré (300 mcg/g), ce qui permet sa bonne assimilation, De plus, la Klamath contient le spectre complet des 15 caroténoïdes, dont l’alpha et le gamma, mais aussi les principales xanthophylles, telles que la lutéine, la zéaxanthine, l’astaxanthine, la cantaxanthine et le lycopène. Les études ont démontré que seul ce spectre complet à l’état naturel présente l’action antioxydante la plus puissante par rapport au carotène de synthèse.
  • La chlorophylle, antioxydant non caroténoïde. La Klamath contient une quantité importante de chlorophylle (1-1,5 %) et des polyphénols, dont l’acide caféique.
  • Des acides gras insaturés et polyinsaturés. Elle est une des sources végétales les plus riches en omégas 3 (elle en fournit jusqu’à 15 mg/g, et en particulier l’acide linolénique, acide gras essentiel à de nombreuses fonctions métaboliques) et omégas 6 dans la proportion retenue optimale par les nutritionnistes (2:1). Ce qui explique, en partie, sa capacité à normaliser le métabolisme des graisses (cholestérol, triglycérides). Cette capacité est due aussi à la puissante action hypocholestérolémiante des AFA PCs.
  • Des pigments : Les phycocyanines, pigments bleu-vert, représentent environ les 10 % du poids sec de l’algue (10 mg/g) et qui, en plus d’une action antioxydante, ont des propriétés anti-inflammatoires très importantes, un effet neuroprotecteur et protecteur des membranes cellulaires, notamment celles du foie.
  • Des polysaccharides et des peptides. Cette microalgue bleu-vert contient aussi une bonne quantité de phényléthylamine (PEA) [2-3 mg/g], une amine endogène qui peut jouer un rôle de soutien de la neurotransmission, en particulier de la dopamine, comme on verra plus loin. Enfin, cette source naturelle et complète de nutriments et de molécules nutraceutiques est facilement assimilable par l’organisme (> 97 %), avec un fort effet synergique de son complexe d’actifs.
  • Des molécules mircoalguales spécifiques

 o   La phényléthylamine (PEA) à hauteur de 15mg/g. Cette amine agit comme neurotransmetteur endogène, capable de moduler les transmissions dopaminergiques, ce qui lui permet de soulager la dépression et les troubles de déficit d’attention tout en augmentant la capacité de concentration et en améliorant l’humeur. Elle contribue aussi à maintenir la libido et à contrôler l’impulsion boulimique. Elle est appelée la « molécule de l’amour » car, lorsqu’on est amoureux, nous la produisons en grande quantité, ce qui entraîne des effets semblables à ceux causés par certaines drogues. Les recherches du Dr Scoglio ont également prouvé l’existence d’une action de la PEA sur l’anxiété et le stress via sa collaboration avec l’inhibiteur spécifique des MAOB présent dans l’AFA-PCs et la MAAs.

o   L’AFA Phycocyanines (AFA PCs), 7,5%. Ces pigments photosynthétiques de couleur bleue isolés de la microalgue bleu-vert Klamath ont des propriétés antioxydantes, antiradicalaires, anti-inflammatoires et anti-douleurs dues à l’inhibition sélective de la COX2 et des lipoxygénases. Selon des recherches menées par l’université d’Urbino et de Tuscia (Italie), l’AFA Klamath contient un type spécifique de ces pigments, appelés AFA PCs, biologiquement très actifs. Les phycocyanines sont dotées de l’action antioxydante la plus puissante parmi toutes les molécules naturelles testées à ce jour. L’action antioxydante a été démontrée par une étude in vitro sur des érythrocytes humains. Cette étude a montré que les AFA PCs ont une action de 75 à 200 fois plus puissante que les phycocyanines extraites de l’algue spiruline et que, en particulier, elles agissent à des doses très faibles. Les AFA PCs ont montré avoir une puissante action neuroprotectrice. Le cerveau, par son contenu élevé en lipides, est exposé aux dommages oxydatifs et neurodégénératifs. Des recherches, réalisées par l’équipe du Centre de recherches nutrithérapiques en collaboration avec l’université de Salamanque (Espagne), ont montré que dans des modèles d’oxydation différents des quantités à l’échelle nanomolaire de l’extrait spécifique ont pu réduire les dommages neuronaux jusqu’à 100 %.

o   Les Mycosporines (MAAS), 2%. Elles sont dotées d’une importante action photoprotectrice, antioxydante, inhibitrice des MAO-B, sont présentes dans toutes les algues, mais la Klamath en est une des sources les plus riches.

o   L’AFA Phytochrome à hauteur de 1%. L’AFA-phytochrome, molécule spécifique à la microalgue Klamath, a démontré, dans des études internes, pouvoir jouer un rôle antioxydant au moins aussi puissant que les AFA PCs. C’est également un des plus puissants inhibiteurs des MAO-B.

 

Controverse autour d’une présumée toxicologie

Il existe, dans l’opinion publique, une certaine crainte quant à la toxicité des microalgues, car certaines souches produisent des toxines. Ce n’est pas le cas de la spiruline, de la chlorelle et de la Klamath. Toutefois, pour ces dernières, le contrôle du risque de contamination par des microalgues toxiques doit être assuré.

Pour ce qui concerne la Klamath, il est établi que la souche spécifique du lac Klamath non seulement n’est pas toxique, mais de plus elle est génétiquement incapable de produire des toxines. Donc, elle ne contient ni anatoxines, ni saxitoxines.

Le seul risque auquel la Klamath est exposée est celui de l’éventuelle contamination par Microcystis aeruginosa, une cyanobactérie colonisant fréquemment les peuplements d’autres espèces de cyanobactéries et produisant la microcystine, toxine potentiellement hépatotoxique. Toutefois, le risque de contamination par la microcystine concerne tous les types d’algues et même toutes les productions provenant du milieu aquatique, y compris la consommation d’eau potable et l’utilisation de l’eau courante. Ce risque doit donc être étroitement contrôlé avec toutes les microalgues, y compris la spiruline, cultivée en milieu artificiel, ou la chlorelle.

La Klamath est contrôlée régulièrement pour éviter un tel risque, et tous les lots de la microalgue vendus ont toujours une valeur de microcystine inférieure à la limite de sécurité fixée par l’OMS, qui est de 1 ppm de microcystine pour les suppléments nutritionnels à base d’algues (limite acceptée aussi en France).

Par ailleurs, il est important de mentionner une étude in vivo qui a confirmé la non-toxicité de la Klamath : des souris ont été supplémentées avec de la Klamath enrichie en microcystine (jusqu’à 333 µg/kg de poids corporel), le but étant de vérifier si la microcystine, à ces doses toxiques administrée en tant que molécules purifiées, étaient aussi toxiques dans le totum. Les résultats obtenus ont montré l’absence de toxicité de l’association Klamath-microcystine chez ces animaux, ce qui confirme l’hypothèse de la neutralisation de la toxicité de la microcystine par le complexe antioxydant endogène de la Klamath. Sur la base de ces résultats, par extrapolation, la dose journalière de microcystine présente dans la Klamath susceptible d’être tolérée par l’homme deviendrait 20 ?g/j, ce qui augmente d’un facteur de 20 la marge de sécurité de la microalgue.

 

Pour finir

La Klamath contient des molécules qui ont une action neuromodulatrice spécifique, telles que la PEA et les molécules synergiques, agissant comme inhibiteurs naturels sélectifs (MAAS). De même, les AFA PCs, puissantes molécules antioxydantes et anti-inflammatoires, sont présentes à une concentration suffisante pour justifier leurs effets inhibiteurs des MAO-B et neuroprotecteurs.

La Klamath contient donc un complexe synergique de molécules qui apporte un effet bénéfique sur le mental, exerce une action neuroprotectrice et un effet anti-âge global sur l’organisme. Cet extrait spécifique de Klamath peut aider à combattre le vieillissement des fonctions neuronales, à réduire le stress, l’anxiété, la fatigue, à contrôler l’appétit, à favoriser l’activité intellectuelle et à améliorer l’humeur.

 

Vous pourrez retrouver une algue klamath garantie de grande qualité dans notre boutique en ligne ou directement en cliquant ici.

Prix très intéressant de 28€ le pot de 120 gélules pour une cure d’un mois environ.

 

 

Pour en savoir plus, nous vous recommandons l’ouvrage d’Anne-Marie Pietri, L’aliment le plus complet de la planète L’algue bleu-vert vivante A.F.A. paru en 2011 aux édition Lanore. Anne-Marie Pietri, Masseur-kinésithérapeute, Ostéopathe et Énergéticienne, a toujours privilégié l’expérimentation et le ressenti profond de l’Être et de son environnement. C’est après avoir consommé cet aliment exceptionnel qu’est l’A.F.A. et en avoir appréhendé tous ses bienfaits, que naquit cette volonté de faire découvrir ce «superaliment» et d’en faire bénéficier un maximum de personnes, soucieuses de leur santé et de leur bien-être. Trouvez-le ici

 

Sources :

- L’aliment le plus complet de la planète L’algue bleu-vert vivante A.F.A – Anne-Marie Pietri

- Centre de recherches en nutrithérpie à Urbino. Etude dirigée par le Dr Stefano Scoglio et conduite en collaboration avec l’Université d’Urbino.

- Joanny-consulting.com

- http://clesdesante.com/

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Ni “cons-sommateurs”, ni cobayes. L’alarme du Professeur Joyeux.

Aujourd’hui nous avons choisi de vous retranscrire une lettre d’information du Professeur Joyeux, que vous avez peut-être déjà reçu et lue, mais nous souhaitons lui donner le plus d’impact possibprofesseur_henri_joyeuxle car ce sont des mots plein de sens que nous partageons à 100%.

Nous vous invitons d’ailleurs à vous abonner à la lettre d’information hebdomadaire du Professeur Joyeux pour vous tenir au courant des nouveautés en matière de santé, médecine et citoyenneté. Pour s’abonner, cliquez-ici.

Voici donc le courrier dans son intégralité :

Ni “cons-sommateurs”, ni cobayes

Notre civilisation est à un tournant

Deux choix sont possibles en matière de consommation quand il s’agit de s’alimenter.

  1. Celui des aliments issus de l’industrialisation à outrance avec l’agriculture productiviste qui produit pas cher avec des rendements énormes.
  2. Celui des aliments issus d’une agriculture progressivement raisonnable évoluant vers le bio, la biodynamie, produisant plus cher avec des rendements faibles.

Si je ne vous en dis pas plus, il est fort probable que beaucoup d’entre vous optiez pour le premier choix.

Pourtant, des différences essentielles apparaissent chaque jour plus nettement. Elles concernent d’abord les moyens mis en œuvre.

  • Le premier choix a besoin d’une mécanisation intensive et crée peu d’emplois. Le laboureur est soit masqué et casqué, soit dans une cabine isolée (parce qu’il ne veut pas respirer ce qu’il donne à la terre), climatisée, informatisée, avec une machine qui marchera bientôt sans pilote. C’est le progrès me direz-vous.
  • Le deuxième choix crée des emplois qu’il faut bien rémunérer, ce qui se répercute logiquement sur le produit fini. L’idéal est de le vendre à proximité pour éviter les nombreux intermédiaires qui prennent leur pourcentage au passage. C’est archaïque, me direz-vous.

Curieusement, les super et hypermarchés développent des rayons BIO, mais il est difficile de les conseiller quand on voit des miels bio de Chine ou des figues bio de Turquie achetés à des prix défiants toute concurrence, et dont la qualité bio est surtout sur l’étiquette…

Une grande différence est que l’agriculture productiviste utilise des phytosanitaires qui ne sont autres que des chemicals, des produits chimiques, pesticides-insecticides-fungicides dangereux pour la santé humaine. Evidemment, les industriels ne vous le diront pas, ils vous diront même l’inverse en affirmant que le choix N°1 est la seule façon de réduire la faim dans le monde. Belle générosité si elle n’était pas orientée d’abord vers leurs poches, avec l’aide de la bourse.

On se moque de nous en prenant les consommateurs pour des cobayes. Les scientifiques se réveillent quand ils ont vraiment la parole libre.

C’est le cas de nombreux ingénieurs agronomes arrivés à la retraite, comme j’ai pu le constater après le Grenelle de l’Environnement auquel j’ai participé.

Mon collègue britannique le Pr. John Beddington (nous avons le même âge), spécialiste de la gestion des ressources naturelles et « conseiller scientifique en chef » du gouvernement Anglais, a sonné le tocsin.

Dans un discours officiel il estimait :

« le monde, sans de profonds et rapides changements de comportements individuels et collectifs, va vers un collapsus écologique et économique global qu’il compare à un ouragan parfait (économique, social et environnemental), qui se concré tisera vers 2030, donc dans 15 ans. Ce scénario associe conjointement une crise alimentaire, sanitaire et sociale, une crise énergétique et une crise écologique majeure caractérisées par un effondrement brutal des écosystèmes, à l’échelle de la biosphère, c’est-à-dire de la planète toute entière, et dépassant les capacités de résilience écologique de la biosphère (à court, moyen ou long terme). »

Il ajoute :

« Cette situation explosive représente la plus grande menace pour la stabilité et la paix mondiale qui ait jamais existé. Des centaines de millions d’hommes et de femmes vivent dans les régions les plus exposées et n’auront pas d’autre choix que de partir pour tenter de survivre ailleurs. Les sources de conflits, d’épidémies, de guerres seront innombrables… et jusqu’à présent l’humanité n’a encore jamais apporté la preuve qu’elle savait gérer ce genre de situation.»

Que faire ? Attendre 15 ans les bras croisés ou réveiller les consommateurs exploités ? Attendre de voir plus de cancers chez des sujets jeunes – c’est le cas déjà aujourd’hui – en annonçant aux familles qu’on ne connaît pas les causes et qu’on les cherche sans les chercher vraiment ?

Avec le tout-génétique, on a voulu faire mieux que la nature et cela dans tous les domaines de l’humain. La déconstruction de tous les modèles rationnels qui consiste à tout détruire, pensée par les philosophes brillants – Dérida, Foucault, Deleuze et bien d’autres – perturbés dans leur vie intime, obsédés par la mort, valorisés par des médias philosophiquement incompétents pour suivre la mode, conduit l’humanité au suicide.

Les pesticides de Monsanto et autres lobbies très puissants ravagent notre santé et notre planète

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) basé à Lyon, agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vient enfin de classer cinq pesticides dont le fameux Roundup, via son principe actif le glyphosate, comme cancérogènes « probables » ou « possibles ».

La prudence exige de minimiser les risques puisque ces produits sont largement utilisés et répandus dans les environnements agricoles.

On qualifie de probable et de possible quand c’est certain. Pour ne « pas faire peur ».

« Le glyphosate, présent notamment dans le Roundup, est classé cancérogène “probable chez l’homme” (groupe 2A), même si “les preuves sont limitées” en ce qui concerne la survenue d’un lymphome non Hodgkinien ou d’un cancer de la prostate »,souligne le CIRC.

Les études d’exposition des agriculteurs menées aux États-Unis, au Canada ou en Suède, publiées depuis 2001, sont enfin suffisantes pour modifier la classification, établie en 1991, où le Roundup a été sorti de la catégorie des cancérogènes pour l’homme (en 1985, une première évaluation l’avait placé dans les « cancérogènes possibles »). Il fallait attendre des catastrophes de santé pour oser le dire !

La production et la vente de Roundup ont explosé depuis l’introduction de cultures génétiquement modifiées (AGM = Aliments génétiquement modifiés).

En plus de l’agriculture, ce produit fortement toxique est utilisé dans les forêts et chez les particuliers dans leur jardin pour qu’ils n’aient pas à se baisser pour supprimer quelques mauvaises herbes.

Le glyphosate a été retrouvé dans l’air, dans l’eau et dans la nourriture, selon le CIRC qui précise que la population est notamment exposée lorsqu’elle habite à côté de zones traitées, même si les niveaux d’exposition observés sont « généralement bas ».

Cette nouvelle classification prend aussi en compte des études expérimentales chez l’animal. Le Roundup est le « désherbant le plus utilisé au monde », souligne l’association Générations futures qui se félicite de cette évaluation « qui reconnaît la dangerosité avérée du glyphosate ».

Les quatre autres sont les insecticides tels que le malathion, le diazinon, le tetrachlorvinphos et le parathion. Les deux premiers sont classés dans le groupe 2A des cancérogènes probables avec, comme pour le glyphosate, des « preuves limitées » dans la survenue des lymphomes non hodgkiniens et des cancers de la prostate pour le premier, du poumon pour le second.

Les insecticides tetrachlorvinphos et parathion, qui font déjà l’objet d’interdictions ou de restrictions dans de nombreux pays, ont été classés dans le groupe 2B des cancérogènes « possibles » au vu des données chez l’animal.

Fin mars de cette année, la revue très reconnue Human Reproduction affirmait que les pesticides réduisent de plus de 50 % le nombre de spermatozoïdes (86 millions par éjaculat contre 171 millions).

Tout ceci vient enrichir la longue liste des produits démontrés dangereux pour notre santé :

      • La saccharine, édulcorant artificiel, officiellement cancérogène pour la vessie qui a été largement et longuement utilisée dans les sodas et cocas light.
      • Les PCB (polychlorobiphényles) fluides de refroidissement pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques, vrais cancérogènes chez les animaux et l’homme, des maladies du foie, des troubles neurologiques, (l’autisme) et le cancer.
      • Le polystyrène, largement utilisé dans les emballages alimentaires dont la production génère d’énormes déchets.
      • Le DDT, l’insecticide pour lutter contre les moustiques vecteurs du paludisme, perturbateur endocrinien interdit dans tous les États-Unis.
      • La dioxine, l’un des précurseurs de l’agent Orange s’accumule dans la chaîne alimentaire, principalement dans les tissus adipeux des animaux et des hommes.
      • L’Agent Orange, herbicide défoliant largement utilisé pendant la guerre du Vietnam (400 000 personnes tuées ou mutilées, 500 000 enfants nés avec malformation et impact sur la santé de 3 millions de soldats américains et leurs familles). La formule de Monsanto avait des niveaux de dioxine bien supérieurs à l’Agent Orange produit par Dow Chemicals, l’autre fabricant.
      • L’engrais à base de pétrole, qui tue les micro-organismes bénéfiques à la terre.
      • Le Roundup, herbicide puissant qui éradique les mauvaises herbes du jour au lendemain, rapidement adopté par les agriculteurs qui réduisaient ainsi leur main-d’œuvre trop coûteuse.

L’utilisation a augmenté quand Monsanto a introduit le «

Roundup Ready

      » (résistant au glyphosate) pour les cultures, permettant aux agriculteurs de saturer tout le champ en désherbant sans tuer les cultures. Il est retrouvé dans les nappes phréatiques, les sols, les cours d’eau et même l’air et de plus en plus dans les aliments. Il a largement tué les papillons et de très nombreux cheptels d’abeilles.
      • L’aspartame, commercialisé sous le nom de NutraSweet, faux sucre dangereux à la longue pour les reins, le foie et même le cerveau, fortement présent dans tous les produits dits light.
      • L’hormone bovine de croissance (rBGH = Somatotropin = Hormone de croissance), injectée aux vaches laitières dopées pour produire plus de lait. Ainsi elles développent des pis gonflés, des mammites dont le pus se mélange au lait, imposant l’utilisation des antibiotiques. Les laits contenant les rBGH sont largement suspectés d’être en cause, chez l’humain, dans l’apparition de cancers du sein, de la prostate et du côlon.
      • Les cultures/OGM génétiquement modifiés, avec les graines conçues pour résister au Roundup.

Monsanto attaque évidemment toutes les études scientifiques en inondant – jamais gratuitement – les médias avec des demandes reconventionnelles d’organismes « indépendants », des scientifiques, des associations industrielles, des blogs, des médias sociaux parrainés, et des articles d’entreprises de relations publiques « privées » toutes créées, financées et dirigées par la multinationale.

J’ai été fort étonné de voir récemment la Ligue contre le Cancer valoriser les pesticides pour la santé. Je m’interroge quant à l’origine de tels écrits pour une organisation très riche qui en est encore au tabac et à l’alcool parmi les facteurs de risques de cancer.

  • Les semences Terminator,
      destinées à produire des graines stériles, ce qui impose d’en racheter chaque année. Cette semence n’est pas vendue sur le marché, mais Monsanto demande aux agriculteurs de signer un contrat pour ne pas conserver ou vendre les semences d’une année sur l’autre, ce qui les oblige à acheter de nouvelles semences.

Selon Organic Consumers Association :

« Il y a une corrélation directe entre notre approvisionnement en produits génétiquement modifiés et les 2 milliards de dollars que les États-Unis dépensent chaque année pour les soins médicaux, à savoir une épidémie de maladies chroniques liées à l’alimentation.

À la place des fruits, légumes, graines et animaux nourris à l’herbe bons pour la santé, les élevages industriels américains et les transformateurs alimentaires produisent une surabondance de malbouffe génétiquement modifiée qui provoque des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, le diabète et le cancer, soutenus par des subventions d’Etat, tandis que les agriculteurs biologiques ne reçoivent pas de telles subventions. »

La science manipulée n’est pas synonyme de bien commun, sauf pour les lobbies milliardaires, aux dépens d’une population manipulée, exploitée.

L’excellent film produit en France par Jupiter La Santé dans l’assiette doit entrer dans toutes les familles. J’ai plusieurs fois animé des soirées après la projection de ce film et me suis rendu compte de l’impact majeur des informations qu’il apporte.

Il est urgent de trouver des solutions alternatives écologiques et de santé

Ces solutions existent. Elles sont créatrices d’emplois pour les jeunes, qui resteront en bonne santé. De plus en plus de jeunes couples s’installent et développent des produits d’une agriculture menée de manière écologique, biologique, biodynamique et développent de plus en plus la permaculture.

Ils mettent leurs produits sur les marchés de proximité, créent des contacts fructueux en termes humains et économiques.

Nul doute que nous ne pouvons plus nous laisser faire et manipuler par des exploiteurs qui pénètrent le monde des décideurs politiques dans les ministères, des représentants que nous avons élus de gauche comme de droite, à Paris et de plus en plus à Bruxelles. Ils ne sont pas au service du bien commun, de la collectivité.

Informer de plus en plus et de mieux en mieux, en organisant des journées spécifiques comme celle du 27 septembre prochain www.transitioncitoyenne.org ou la journée Européenne d’action le 11 octobre www.collectifstoptafta.org devient une nécessité.

Ecoutez aussi mon excellent collègue de l’université de Caen, le Pr Gilles-Eric Séralini dans l’émission La tête au carré sur France Inter : « OGM, pesticides et poisons cachés »

L’étude du CRIIGEN qu’il a menée, publiée en janvier 2014, précise que le Roundup en tant que tel n’a jamais été évalué avec ses adjuvants qui le rendent des centaines de fois plus nocif que sa substance active le glyphosate. Donc, si le glyphosate est maintenant considéré comme “cancérigène”, qu’est-ce que cela doit être pour le Roundup ? Ceci sans parler des effets cumulatifs et des effets cocktails qui, évidemment, ne sont pas évalués.

Consommateurs, pas cobayes !

Nous voulons la transparence concernant les OGM et AGM, que les produits soient étiquetés clairement et pas en caractères illisibles sans une loupe qui devrait être exigée à l’entrée des supermarchés.

Faudra-t-il confier l’enquête à Médiapart ? Pourquoi pas !

J’ai signé la pétition « Consommateurs pas cobayes ! ». Nous sommes déjà 150 000 mais devrions être des centaines de milliers, aller jusqu’au million de signataires. La campagne continue sur www.consommateurspascobayes.com

Professeur Henri Joyeux

Il nous faut choisir et réagir dès aujourd’hui !